Plus récemment, en 2006, VF a obtenu,
auprès de la Croix-Rouge internationale et
d’autres organismes humanitaires, un contrat
de 10 millions de dollars américains pour distribuer au Niger deux millions de filets antimous-tiques PermaNet. Résultat : ces filets devraient
sauver la vie de quelque 400 000 enfants. T. C.
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Les petites équipes,
qui travaillent sur
des systèmes faciles
à gérer, réussissent
à créer de meilleurs
produits, qu’on
peut mettre en
marché beaucoup
plus rapidement.
LiveOps : accorder des horaires hyperflexibles
Pendant que son conjoint et ses deux filles
dorment profondément, Sandy Neal travaille
depuis le sous-sol de sa résidence du Connecticut.
Il est plus de 2 h du matin. Équipée d’un casque
d’écoute, elle discute au téléphone et tente de
vendre de l’équipement d’entraînement à un in-somniaque.
Sans préciser la marque de l’équipement en
question, Sandy Neal souligne qu’elle ne travaille
pas pour ce fabricant, du moins pas directement.
En fait, elle est travailleuse autonome et réalise un
contrat pour LiveOps, une entreprise califor-nienne qui gère des « centres d’appels virtuels »
pour ses clients (agences de télémarketing, assu-reurs, chaînes de pizzerias...).
LiveOps n’est pas le seul centre d’appels à
miser sur des travailleurs autonomes qui, depuis
leur chez-soi, répondent aux appels pour bon
nombre d’entreprises. Mais il se distingue par la
manière créative dont il fonctionne. Son logiciel
de traitement des appels ne se contente pas
d’acheminer les communications aux travailleurs
autonomes : il permet aussi de gérer leur travail,
en compilant des statistiques sur le rendement,
en fonction des critères choisis par chaque client.
De cette façon, on peut donner plus de travail
aux téléphonistes les plus efficaces.
Cela peut à première vue sembler abusif,
mais Sandy Neal, elle, raffole de cette formule.
« Comme je sais que le logiciel enregistre mon
rendement, ça me pousse à me surpasser », dit-elle. Elle dort de 20 h 30 à 2 h, travaille 30 heures
par semaine, gagne environ 24000 dollars
américains par année tout en s’occupant de ses
enfants durant la journée. «J’ai réussi à développer ma petite entreprise, et j’ai vu mes revenus croître », ajoute-t-elle fièrement.
LiveOps compte aujourd’hui quelque
300 employés permanents et un bassin de plus
de 20 000 travailleurs autonomes d’un bout à
l’autre des États-Unis. E. L.